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Lundi 12 février 2007

Déjà une bonne nouvelle, notre bassiste le gars Troub's est revenu du continent africain, on va pouvoir enfin jouer dans des conditions plus correctes et moins à l'arrache comme l'autre soir.

Et oui car l'autre soir ça a été plutôt rock'n'roll, et pas forcément dans le bon sens du terme. L'absence de basse s'est cruellement fait sentir surtout pour l'harmonica, pour l'aisance de jeu. Moi je m'en foutais, je pensais juste "vivement que ce soit fini, j'empoche le pognon et je me casse pour retrouver ma gonzesse qui aura chauffer le lit".

On l'a fait à la régalade, peut être pas fameux musicalement mais ils en ont eu pour leur argent, avec double rappel (si si y'en a qui en redemande) sur "José Bové" (sur l'air de "Roulez bourrés") et  "Oh les filles" l'incontournable, le "Sweet Home Chicago" français.

On s'est cassé rapide et manque de pot pour ma pomme, ma Cathy avait déplié le lit du salon pour Michel l'harmoniciste, et s'était endormie dessus. Dans le cul pour la place chaude.

Je l'ai embarqué fissa à sa place maritale et ai bloqué la porte avec trois madriers, on est jamais trop prudent....²

 

Ce week end je suis allé en Vendée pour des affaires familiales, et heureux hazard mes bons potes jouaient justement ce soir là. Dans le temps on s'appelait les Bernik sous Goemon, aujourd'hui ils s'appellent les Conkisador, vous remarquerez au passage la même disponibilité à faire sérieux en matière de musique, ceci dit ça fait moins cochon que par exemple Gerald Deux pals massent...

Ca fait réellement drole d'écouter des morceaux qu'on a toujours joué mais sans y être, d'être dans le morceau mais sans problème pour boire sa binouse, sans avoir de guitare à maltraiter en même temps.

En plus ça m'a confirmé dans le sentiment que les gens dans des bars enfumés et bruyants en ont rien à foutre de la musique, que ça fait juste un bruit de fond avec des poum poum et des chtrings chtrings et un mec qui beugle dessus en essayant de faire des vocalises.

C'était super coOOol, et j'ai même fait le boeuf à la fin, envoyer un peu de turbine à riffs, de solos virevoltants comme dans le temps. J'en ai profité pour placer notre "j'ai un gros gland", notre tube, notre gros tube même... Et bien incroyable, y'a des petits jeunes qui connaissaient les paroles, y'a du avoir du piratage de CD depuis notre dernier passage dans le coin y'a au moins 2 ans et demi.

Va falloir revenir bientôt sur ces terres pour répandre la bonne nouvelle...

par charli publié dans : charlicom
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Lundi 5 février 2007

Ce matin j'étais chez Simon "Latouffe" Fernie, le batteur des Chien d'Ivrogne, pour répêter en vue du concert de jeudi soir au Kennedy. Vu que notre bassiste le Troub's est toujours coincé en Afrique, du côté de Bamako aux dernières nouvelles, certainement à se faire lire l'avenir en se laissant tripoter les gésiers par une spéciale Black Magic Woman.

Ainsi on n'aura pas de bassiste jeudi soir. Donc on le fait sans, genre combo dumby trash blues, à la manière du Fat Possum catalogue, rythmes nerveux et hypnotiques guitare/batterie avec en sus l'harmonica pour envoyer de la ritournelle et en contre-chant.

Et bien sachez que ça groOove, ça envoie du gazZZ, même pas besoin de foutre de la disto, à part sur "Canyon" et sur "Je vais manger ton chat" où une petite note grasse, rapeuse et noisy est tout à fait à propos. Et spéciale dédicace à découvrir sur le morceau "Mobylette" ("J'ai passé toute la nuit posé sur ma béquille, comme une mobylette..." hé oui, ça ne s'invente pas...), hommage au grand Johnny Cash et notamment pour son "Mercy Seat".

A part ça, la session de ce matin nous invite d'autant plus à fouiller dans cette veine acoustique rock'n'roll. On lui déjà trouvé un nom :

CHIEN D'IVROGNE "Les A-cul-stick sessions" 

Promis, on essaye d'enregistrer et après on le fout sur Myspace

par charli publié dans : charlicom
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Samedi 3 février 2007

aaah, de retour du Festival ou j'ai vendu un peu de BD

si vous en voulez : charlicom@hotmail.fr

(la compil Iggy + le petit manuel de bonne baise entr'amis pour 10 euros, frais de porc inclus)

Au festival avec mon pote Juju on s'est bien marré mais moins que l'an passé.

Il n'empêche on s'est quand même tiré une bonne poilade avec notre stand à la Nef (salle de concert d'Angoulême) avec notre jeu "la pêche à la ligne Rock'n'Roll", une pêche à la ligne à la paille.

Sur un support genre miroir on a fait plein de petits képas en papier à rouler avec un numéro à l'intérieur, le chaland prend une paille (pour 1 euro, pas cher, et paille neuve à chaque fois ! safe, clean and hype ) et sniffe un petit képa. Le numéro lui permet ensuite de gagner un lot parmi des BD (comix américains, albums divers de BD à la con, superbes Playboy et Absolu des années 80, fanzines de toute provenance dont collectors 'style "Varsovie", fanzine 1986 ecole Beaux Arts Angouleme, ou "La Purée" 1994...), également des CD's d'Assassin et Everlast à Pustule l'Ardéchois, de l'objet collector, affiches festival BD Loisel, sous bock à bière de graphistes, recepissé de place de concert Dire Straits 1985, autocollants frigo Lucky Luke, contravention non payée,... et le clou une bouteille de Kanterbrau bue et dédicacée par Calvin Russel en 1991, la classe !

On n'a malheureusement pas pu mettre en vente notre récente collection de poils de cul de Stars, dommage on avait quand même Sly Stone et Mike Brant pour les plus imposants, un délicat Tori Amos et un superbe non taillé Janis Joplin en roux éclatants, un Courtney Love de fin de soirée, ainsi qu'un rare Johnny Winter avec bulbe rouge albinos. Mais concert du samedi annulé à la Nef, on garde la collec' pour une prochaine edition.

Bref on a bien ri et bu. Retour à l'actualité :

CHIEN D'IVROGNE on stage !!!

jeudi 8 février au Kennedy à Angoulême en formule acoustique avec Michel "The God" Herblin à l'harmonica, venez nombreux et faites passer le mot !

par charli publié dans : charlicom
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Jeudi 25 janvier 2007

BD

Bon, un peu de BD quand meme !

Allez donc decouvrir un peu de ma production comix sur :

http://www.asteline.be/magazine/index.php?Livres-humour

le comix incontournââbleble !

par charli publié dans : charlicom
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Dimanche 21 janvier 2007

Pour l'occasion, vu que José Bové était là, la télé régionale avait fait le déplacement, peut être même que le gratin politique de gauche du coin était là aussi. Un évènement comme ça ne se loupe pas, l'occasion de se frotter au gourou de la confédération le tout retransmis à l'heure du repas dans tous les foyers du coin, trop classe, ça dope l'effet électoral, le genre VIP incontournable, ça vaut largement 15 photos de sa tronche dans le bulletin trimestriel payé par la région, là c'est tout pour sa gueule, le coup en solo style tête de liste.

Bref y'avait du beau monde, ça on le voyait. Alors évidemment déjà dans l'annonce Chien d'Ivrogne fallait la prendre au second degré. Ils étaient tous assis devant, petit sourire en coin, de ceux qui ont déjà compris, le complice de naissance, le "Je vous ai compris" de De Gaulle, qui te jette après à la Seine par derrière.

Au bout de 15 minutes les sourires commençaient à se crisper, non pas par pudibonderie, mais sous le coup des décibels. Faut dire qu'on est un peu crétins, on s'emporte, on gueule, on s'agite, on transpire, alors on boit, on gueule encore plus fort ,on s'entend plus, on appuie d'avantage les notes, puis on monte le son directement sur les amplis vu que le sonorisateur veut pas monter les retours, ça monte automatiquement la facade et ça devient le bordel à gérer.

Là ça allait encore, j'avais pété déjà deux cordes au bout de vingt minutes, l'occasion de raconter des blagues graveleuses. On embraye sur le tube, notre gros tube, fait pour toucher le maximum de public, vu qu'on aime bien toucher le public, surtout féminin. Une mesure d'intro, premier couplet, refrain, amorce du second couplet, un punk fait irruption sur scène, s'empare du micro, se met à hurler dedans en remuant dans tous les sens. Un de ses potes le suit, se place derrière le micro des coeurs, ça se met à gueuler n'importe quoi. Nous on se marre, on continue à jouer, liberté d'expression oblige, on est de gauche aussi, si on se met à fliquer nos concerts, autant rejoindre les jeunesses catholiques ou sarkozystes...

Le punk pendu à mon micro s'épuise vite, une gueulante one shot, réaction altermondialiste au vu de l'ambiance "fesses collées" des convenances politiques obligées. Je récupère le flow, remercie l'intervenant, en profite pour balancer deux trois vannes, la salle est chaude, à part les premiers rangs qui se sont désertés en l'espace de 10 secondes, bourgeois et femmes de maris en premiers.

On envoie illico la suite du répertoire, le second punk est toujours perché aux choeurs, pris au jeu, à la scène, c'est vrai que la scène c'est quelque chose, t'es face aux gens, t'es libre, libre d'amuser ou d'emmerder, libre d'être ton propre arbitre.

D'ailleurs à propos d'arbitre, le punk des choeurs se prend soudain à faire comme sur les stades de foot, quand un spectateur surgit à poil sur le terrain. Déboutonne son pantalon, le laisse glisser aux chevilles, fait glisser également son caleçon pour exiber fièrement son outillage reproductif, bien en vue, le faisant gigoter comme un chippendale.

C'est le moment où les techniciens télé ont rangé leur matos, où les derniers officiels ont suivi le mouvement laissant libre les travées de chaises aux jeunes fumeurs de joint qui ont commencé à sortir leur matériel sur leurs genoux. Notre chippendale à crète a dû resté au moins 20 bonnes minutes la bite à l'air, variant les poses, cachant légèrement son engin, le faisant réapparaître, un pur jeu de scène.

On a joué pendant plus de deux heures, on a fini bourrés, hilares, notre à chippendale à nos basques, nous tannant pour qu'on le prenne dans notre groupe pour les prochains concerts, c'était sympa de sa part mais on préfère quand même les choristes au féminin, surtout dans ces circonstances.

Il nous a fallu aussi plus de deux heures pour rentrer, parcourir les à peine 100 kilomètres qui nous ramenaient à la maison. On se doutait bien qu'on allait plus être invité à la fête, mais on avait quand même réussi à réconcilier pendant une petite heure la gauche caviar à la gauche canettes, la baronnie et les gueux, c'était déjà pas mal comme satisfaction. Et puis de toute façon on s'en foutait quand même largement, politiques et compagnie, tant qu'on peut encore boire à l'oeil et raconter des conneries... 

 

par charli publié dans : charlicom
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