Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Dimanche 14 janvier 2007

Notre bassiste c'est un poète, vous pouvez aller voir son travail de dessin sur son site www.chez-troubs.com, c'est aussi un sacré soiffard, comme nous d'ailleurs.

Il arriva donc bien atteint, et quand je dis bien atteint c'est cramé, genre à haute dose, ça allait être folklo. Nous allâment nous désaltérer sur le champ pour prendre quelques nouvelles des vendanges, qualité du fruit, de la grappe, du poids... Au même moment José Bové entamait son discours sur les OGM devant deux cent personnes agglutinées sur les quelques chaises devant la scène, les fans. En fait la différence entre les fans de José Bové et ceux de par exemple Marylin Manson est une question de vitesse, mais l'intention reste exactement la même. Le fan aura toujours tendance à se précipiter au premier rang, aux pieds de son idole, pour le toucher, le vénérer, pour José Bové les fans se précipitent également mais plus lentement, avec retenue. Ainsi on observe cette belle population de vieux babas embourgeoisés, pseudo intellectuels de gauche consensuelle, profs d'anglais et de SVT, fonctionnaires syndiqués, producteurs de rillettes sucrées,... comme dans un film panique au ralenti investir les chaises, chaque mouvement mesuré, calculé, maîtrisant chaque geste avec une volonté à faire trembler les montagnes, genre "bouge, cette chaise est à moi, je l'ai vu en premier" avec une courtoisie infiniment feinte, le "pardonnn..." fleuri qui sous entend "dégage !".

Les fans étaient en place, satisfaits, boire enfin les paroles du divin moustachu. Le discours passait dans le micro, donc dans la sono, pas besoin d'être aux premiers rangs, on l'entendait de la buvette. Là y'avait moins foule, on était les mieux placés, comme au dessus des nuages à pisser sur les ouailles. De là notre Troubs éméché c'est mis à interpeller José Bové "José ! Une pipe !! ". Bon Dieu, quelle marrade, on était pliés en deux. Les gens les plus proches se retournèrent nous fusillant du regard, d'autres rigolards, la majeure partie de l'assistance tétanisée par l'enjeu d'une telle interpellation, le gourou allait t'il s'arrêter ? se fâcher ? quitter sur le champ un tel raout ? conspuer une organisation aussi lamentable ? "José ! une pipe ! " reprenait à nouveau, d'une voix nasillarde venant du bar.

Nous le fîmes taire. On allait jouer juste derrière José, sur la même chaise, avec le même public, fallait quand même pas trop se mettre à dos cette assistance passionnée. Nous allâmes donc manger pour éponger. José abordait la Chine, les enjeux du riz, et Monsanto avec ses brevets.

Vin bio, Cognac bio, bière bio, une impression bienveillante d'une nature chaleureuse nous envahissait l'intérieur. On installait le matériel sur scène tranquillement. Le discours de José avait pris fin, deux heures de speech le gars, plus du question réponse, respect, il avait bien mérité sa pipe.

Là c'est Riton la frappe, notre batteur fou de l'époque, genre le Jean-Marie du Muppet's.

On avait pas eu le temps de faire une balance avant le discours du maître, fallait pas non plus le déranger. Alors on a monté le matos à la va-vite, concocté une balance potable avec le sonorisateur sur place. D'ailleurs le concert allait être enregistré. Plus tard quand on a demandé au gars les bandes, ils nous a dit que c'était pas exploitable, ça renseigne sur la qualité de la prestation, il a du galéré. Nous on s'est marré, et on a joué fort.

On a démarré le concert sur un hommage à José. La reprise de "Roulez bourrés" d'Au Bonheur des Dames avec des paroles sur José Bové. Ca démarrait fort, les gens appréciaient, souriaient. Puis on a embrayé sur notre répertoire, les morceaux les plus soft en entrée, "Canyon" (hommage à Christie Canyon, ex star du X américain), puis "Devoir à la maison" adaptation d'"Homework" à la sauce Chien d'Ivrogne, extrait :

"...J'peux plus dormir

Je fais des cauchemards

Je suis un naufragé entre tes deux nibards

Je m'essouffle et m'enfonce

Au milieu de ta brousse

Y'a un volcan qui fume sa lave m'éclabousse..."

La sauce semblait prendre, encore que les gens avaient du mal à saisir la teneur de notre démarche, le son était pas super, pas assez de retour sur scène, on gueulaient comme des gorets qu'on égorge, dans le vent de nos postillons de bière. On se marrait bien, surtout qu'on aime bien discuter avec le public, raconter des blagues, des devinettes. On réclamait sans cesse des bières, on vantait les qualités bio de notre rock'n'roll, du pur son nourri au terroir, bière et gnole. Quand on a entamé "J'ai un gros gland", là ça a commencé à déraper.

(a suivre...)

par charli publié dans : charlicom
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 14 janvier 2007

Bon, c'est vrai, ces derniers articles j'ai un peu beaucoup parlé que de moi.

Normal, c'est un blog, et puis je fais un peu partie des Chien d'ivrogne, et à ce titre nos aventures sont un peu liées, jusqu'à preuve du contraire, et c'est un peu la même inspiration.

Alors un peu de souvenir, un peu de Chien d'Ivrogne, vu qu' en ce moment y'a pas beaucoup d'actualité concernant la meute.

Je vais donc vous narrer, vous raconter quelques anecdotes de concert de nos fabuleux Chien d'Ivrogne. Par exemple un certain concert en septembre 2004, lors des journées de l'écologie en Charente. On peut d'ailleurs en retrouver la trace, du moins la présentation sur le site : www. lasauceverte.org, cliquer ensuite sur "souvenirs" puis "fête 2004" et enfin "concert du samedi soir", car c'était un samedi soir. 

Comme d'habitude ça commence toujours par l'arrivée sur le site. Arriver sur le lieu d'un concert offre toujours des moments rares de jubilation. En effet, le musicien est la personne attendue, le VIP, celui a qui on ouvre la route, quelque soit son air ou sa tenue. Un énergumène mal peigné, pouilleux et aviné n'aurait jamais audience, se ferait jeter comme un fond de légumes avariés, alors que le même mais musicien est l'artiste, la star, celui qui va mettre le feu, va donner du plaisir, de la joie et de la vibration aux populations en désérence culturelle. C'est pourquoi c'est toujours bon d'en rajouter sur le CV, genre j'ai boeufé avec Bashung ou Nino Ferrer, c'est un ami mais il veut pas trop en parler. Ca en jette chez le clampin, vu qu'ils sont généralement branchés sur la barboteuse à "m'as tu vu", la télévision, là où ils se battent pour être vus, ça leur parle, vous vous rendez compte ? machin qu'a vu l'ours qu'a vu l'ours qu'a vu l'ours qu'est chez nous ? Carton, pardon meusieur...

Hé oui c'est le quotidien de l'artiste. Etre une merde, mais posée au sommet de la fosse, celle qui garde une forme qui semble plus convenable, plus identifiable, mais qui n'en fouette pas moins.

Ainsi on arrivait, l'harmoniciste et moi dans ma vieille caisse, près de l'entrée du parking gardée par un autoctone sacrément rougeaud (l'air rural de la Charente).

"- Pardon monsieur, nous sommes les musiciens pour le spectacle de ce soir. Pourriez vous nous indiquer l'entrée afin de déposer notre matériel ? N'est ce pas, humpf ?"

Ca calme. La caisse est pourrie, y'a deux amplis et une guitare mais il convient d'opérer avec diligence comme si t'arrivait avec un semi de trente tonnes. A cet instant, je me souviens, aux côtés du vieux rougeaud y'avait un couple de gendarme garé à côté. Etant avenant de nature je démarrai sur le champ une petite conversation de courtoisie avec cette maréchaussée et cet indigène gardien du sésame. Sur la route et avant de partir on s'était largement chargé avec mon pote, on avait donc l'oeil suffisamment torve et vitreux et le débit passablement englué dans une salive épaisse pour que les deux bleus se doûtassent de quelque chose. Mais qu'à celà ne tienne, on était les stars, les Rolligs stones d'un soir, les mecs capables de dégainer un Johnny en moins de temps qu'il ne faut pour faire mouiller leurs femmes.

Qu'il est bon à cet instant d'aprécier ce statut particulier de l'invité obligé, de ne pas être aimé à notre gueule mais d'être servi avec précaution pour que tout se passe bien, pour pas foutre la merde, alors qu'ils savent pertinemment que c'est nous qui allons la foutre, et même qu'on nous paye pour ça. C'est moche mais c'est comme ça, c'est la dure vie du rock'n'roll.

Les journées de l'écologie c'est vachement cool. Y'a plein de stands bio, de petits producteurs, de récoltants de miel, de vin au chanvre, de tricoteurs de pull péruviens, de vin au goût de yaourt... Une populace charmante, consciencieuse, citoyenne et polie, l'impression que boire de la bière ne sert avant tout qu'à procurer au corps son comptant de levure et sa dose diurétique. Alors on se prête à regarder les jeunes militantes souriantes en pensant aux préceptes allemands du tout poil, la jachère du pubis, le champ des hautes herbes, l'amour de faire des enfants, les frissons de "La petite maison dans la prairie", tarte au poils et jupon épais.

Le temps de se fondre dans cette bienheureuse populace, quelques biérasses dans le cornet afin d'allumer la chaudière à pop, qu'arriva soudain le bassiste, rond comme une queue de pelle, une performance, plus de cent bornes dans les pattes sans se mettre dans le fossé, respect. Le matin même il faisait les vendanges et on était le soir, y'avait de la contenance.

Bon la suite demain...

par charli publié dans : charlicom
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Samedi 6 janvier 2007

Johnny Hallyday "le traître" chantait "Dans les villes de grande solitude". Parfois on peut réduire cet état à de simples moments de grande solitude, vous savez, des fois où on se met dans une situation de grand ridicule ou au mieux d'inconfort.

Je n'aime généralement pas ce type de situation, sauf pour en rire, des autres bien sûr. D'ailleurs je dirais même que j'adore en rire de ces situations, j'en jubile, je m'en flatte le zigomatique avec une délectation proche de l'extase et de la transe extatique, en un mot je jouis à être témoin de ce type de situation. Par exemple le mec qui se prend une pancarte dans la rue, ou le jeune qui tombe à vélo en voulant frimer, tous les trucs genre vidéo gag, ou bien également en provoquant ces situations par la surprise genre surprendre une nana qui fait pipi entre deux voitures et lui dire bonjour avec un large sourire (hé hé, là ça tue surtout quand sa copine n'est jamais très loin).

Bon, ce 31 décembre, c'est moi qui me suis mis en scène, qui a régalé l'assistance, et là j'aurais aimé être mon propre témoin parce que là je m'aurais vraiment marré. D'ailleurs je sais même pas si on m'a vu, trente secondes après j'avais disparu pour aller changer de visage, de tenue, d'identité, de galaxie, d'espace-temps. 

Il faut remettre les éléments en place. Comme je vous l'avais déjà énoncé plus bas j'en étais arrivé à la phase whisky après celles de téquila, bière, vins, champ', etc... Donc j'étais déjà sacrément chargé, bien imbibé même, et là bien callé dans ma chauffeuse en boîte de nuit à 6h du matin, je sirotais du bout des lèvres mon double whisky on the rocks, non seulement je ne voulais pas y adjoindre du coca pour ne pas être malade, je trouve ça indigeste, mais surtout il n'y avais plus de place dans le verre avec les glaçons. Donc enfoncé dans la mousse du fauteuil d'angle je trempais légèrement mon blair dans ma coupe en perdant mon regard double dans le feu virevoltant des éclairages au rytme assourdissant des "boum tchaka boum". Parfois il suffit de l'écoute d'un simple morceau de musique indigeste pour vous faire basculer dans la face sombre de l'écoeurement qui précède le Bad Trip, ou même, bien chargé, simplement de son évocation pour vous faire basculer.

D'ailleurs ça me rappelle une soirée où j'étais dehors à me vider la vessie quand un pote sortit en titubant, pas au mieux de sa forme. Me narrant son état en quelques mots bredouillés j'en déduisis aussitôt que la cause de son malaise remontait à l'apéro, en effet on s'était baffré affamés pour s'éponger d'un saucisson bas de gamme extrêmement gras. Tout en égouttant allègrement mon canelloni je lui affirmai haut et fort cette déduction en insistant sur le caractère très gras et écoeurant du saucisson, et lui de me couper aussitôt sentant à cette simple évocation le mal s'amplifier de façon magistrale. Bien évidemment, vicieux de nature, je ne laissa pas s'échapper une situation aussi merveilleusement offerte ; je rembrayai aussitôt sur la nature de ce fameux saucisson, décrivant le hachage, le manque de maigre, son côté trop salé, le surplus de salpètre, la fabrication même honteuse de ces prétendus saucissons, le manque d'hygiène, etc... Le résultat ne tarda pad, comme mû d'une profonde secousse de l'oesophage ce brave Payon (je ne donne pas son vrai nom par pudeur) m'alerta de l'imminence du surplus, du trop-plein de son malaise, et moi comme excité, grisé par ce fait, comme au comble d'une scène, d'une danse érotique, j'utilisai alors le mot, le verbe, l'intonation, comme on donnerai des coups de reins afin d'accéder à la jouissance, répétant comme habité de la conscience d'une issue certaine l'invocation  "saucisson, saucisson, saucisson..." et lui plié en deux "non, non, arrête, bleûûrrahhh... bleûûâârrhh..."...

Qu'est ce qu'on se marre maintenant quand on y pense. Donc moi moulé hagard dans ma chauffeuse ce 1er janvier très tôt, j'eu l'idée de rajouter encore du glaçon pour diluer encore un peu ce whisky merdique qui me brûait la gorge. Je me hissai péniblement tenant mon verre de la main droite, utilisant mon bras gauche comme levier. Le corps en suspension, penché à mi parcours je tendai alors le bras (gauche) vers le seau à glaçons, imprimant alors à ce pauvre corps en équilibre une légère inclinaison vers le côté gauche, au dessus de la table suffisamment encombrée de verres et bouteilles en tout genre.

Là, soudain, je sentis partir mon buste vers cette direction dangereuse, fulgurance de la conscience, verre brisé, sang qui gicle, chairs entaillées. Je rétablis soudain ce déséquilibre par un rapide mouvement du bras droit, tenant toujours fermement le verre, le ramenant vers mon torse. Calcul prévisible et positif, je modifiai fort heureusement sur le plan horizontal la trajectoire de mon déséquilibre. Mais paramètre parasite, manquement fatal dans l'évaluation de la situation, la masse de mon corps, toujours en suspension, suite au rétablissement du plan de bascule, se mit soudainement à accélérer sa course dans la direction opposée, proportionnellement à l'impulsion soudaine de mon bras droit replié contre moi. Mon corps partit alors en quart de vrille, flottant un temps au dessus de la table pour piquer d'un coup vers la moquette du sol. N'ayant plus de bras à disposition pour amortir ma chute, ce fût mon front qui alla s'écraser lourdement par terre sur la moquette synthétique, mon verre sauf hissé par dessus moi fort heureusement, réflexe royal de sauver les meubles. Mais ce mouvement violent, soudain, n'allait pas en rester là. Pris dans la tourmente de ma chute, roulant légèrement pour amorcer un soupçon de sauvetage dans l'espoir de me relever rapidement, je me renversai alors le verre de whisky au dessus de moi sur la face gauche de ma tête, m'aspergeant l'oeil, aveugle pour un temps, celui de ne pas voir les potes se fendre la gueule de ce bienheureux spectacle.

Ainsi démarra ma nouvelle année.

par charli publié dans : charlicom
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 5 janvier 2007

Paix et miséricorde sur la terre aux hommes de bonne volonté, et aux femmes evidemment pétries des mêmes intentions.

Ainsi comme à l'accoutumée cette fin d'année aura été émaillée de moult beuveries et festivités gastronomiques, célébration pieuse dans son intention qui dans son application se révèle aussi obscène, barbare et boulimique qu'une tripotée de cochons se vautrant dans leur auge. Consommation à outrance, chocolats en veux tu en voilà, du gras, du surgras, du viagra, en route pour le royaume de l'obèse avec flatulences et gastro en sus. En soi une belle carte de voeux à destination des creveurs de dalle, ça bouffe, ça gueule, ça chie, et ça rie bien gras en se touchant le cul, quel monde merveilleux...

Bordel de merde, un bout de mon brouillon a été mis en ligne.

Bon. Comme à mon accoutumée je m'en suis mis ras la gueule, vautré plein gaz dans mon vice de grande bouffe, à grands renforts de rasades immatures, Ricard, vin blanc, vin rouge, Champagne, re-vin rouge (pas fini de bouffer), re-Champagne, café Calva, (là je ne me souviens plus), puis bière, téquila et whisky, avec à la clé une belle marque au front pour démarrer l'année comme il se doit, je vous donnerai plus tard les détails de cette vilaine blessure...

par charli publié dans : charlicom
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 25 décembre 2006

Désolé de ne pas avoir poursuivi les aventures de Chien d'Ivrogne ces jours ci, mais là je suis en pleine étude sociologique sur les capacités de l'être humain à supporter la charge d'une certaine quantité d'alcool ingérée.

J'en suis d'ailleurs actuellement à la conclusion que ça allourdi sérieusement la faculté à percevoir avec discernement l'extrême complexité du monde ambiant et environnant, voire perturbe également celle de se mouvoir avec souplesse et agilité.

Ceci dit je vous souhaite de très bonnes fêtes

(au menu hier soir il y avait pineau et whisky coca à l'apéro, Jurançon sec sur les huîtres et le fois gras (2 bouteilles), Côtes de bourg sur la dinde (3 bouteilles), Champagne sur le dessert, et Cognac après le café (la bouteille). Je crois que c'est le coca à l'apéro qui a du provoquer mon mal de tête.

Bon on m'appelle pour manger, je retourne à mon étude.

par charli publié dans : charlicom
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus