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Jeudi 7 décembre 2006

(Je fais aussi des fautes de frappe. Désolé.)

 Donc j'en était à : "ainsi était né le blues"

Et oui ! C'est comme ça ! On vous a menti ! Les plans "Houou j'suis triste j'ai le blues..." ou bien "Whaaa ma copine m'a laissé tomber...", c'est un plan de petits blancs producteurs qui voulaient vendre de la galette au plus de monde possible et surtout pas affoler la populace et encore moins l'état et le clergé. Bien sûr y'avait des bluesmen qui avaient le bourdon, mais c'était surtout parce qu'il n'avaient plus une thune pour s'en envoyer un bon coup dans le cornet, ou si leur meuf s'était fait la malle ils avaient les boules car ils avaient d'un coup la pine en berne. C'est ça le blues. Le blues c'est la résonance de l'existence, et l'existence c'est rien sans ça : le FUN et la BAISE, pour les puritains on appelle ça partager sa table et faire des enfants.

Ecoutons donc plus précisemment les grands bluesmen, Robert Johnson "Dust my room" ? une bonne paluchade du matin, Muddy Waters "Get my Mojo working" ? un bon gros Mojo bien lesté oui, Lightning Hopkins "Black spider" ? sa grands paluche vicieuse de black qui va t'agripper la fesse baby , Sonny Boy Williamson "Help me" ? à quoi à votre avis, à faire la vaisselle ? ou des lacets ?... la liste est longue comme le bras à Rocco.

Bien sûr vous me direz, y'a l'autre pleurnicheur John Lee Hooker qu'était pas trop versé sur la chose au début, vu qu'il se faisait toujours doubler niveau meuf par ses potes, normal qu'il pignait. Ou le gros BB King, le donneur de leçon, "Fait ceci fait celà, soit un bon mari, et patati patata...", n'empêche nos deux zozos ils ont sacrément profité du claquage de leurs congénères pour s'en foutre double rasade au "vaz'y comme j'te pousse" (comme "The Healer" du John Lee, viens te faire soigner baby, viens voir tonton loup..., ou cette qualité du gros BB à attirer la donzelle avec ses trémolos charmeurs, un pur piège à mamas ce gars-là...)

En fait le blues façon déchirure et larmes, c'était plutôt les blueswomen qui le chantait. Faut dire que parfois leurs lourdaux de bonhommes étaits pas mal brutaux, pas très délicats, plutôt salauds en fait.

Et malheureusement nos petits blancs du blues universitaire ils n'ont retenu que ça, que la plainte, le "Whaaaa, j'ai maaaal !" en blues lent binaire, alors que l'âme du blues c'est le boogie, la machine à vapeur, le truc qui te secoue en bas des reins, qui remue grâve, le "shake baby shake" (d'ailleurs à ce propos Chien d'Ivrogne a un morceau en référence qui s'appelle "S'coue moi l'bout hou hou !").

Peu d'artistes ont su depuis perpétrer cette référence au rythme qui sue, au verbe qui bave, on notera à ce titre par exemple AC/DC (c'est vrai qu'un "She's got the jack", in french "elle a la chtouille", ça nous change d'un "Toute la musiqueque que j'aime").

(à suivre) 

par charli publié dans : charlicom
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Jeudi 7 décembre 2006

Bon c'est vrai je maîtrise douloureusement l'informatique, un peu comme une poule nez à nez avec un vibromasseur. alors on m'a fair remarquer que je mélangeait ma droite et ma gauche (encore que je sais déjà pour qui je vais voter). Donc il fallait lire en page datée du 4 décembre Adam à droite sur la photo ci-dessous, sur la gauche y'a un doubleau qui a tout l'air d'un végétarien mangeur de radis qui remue dans un baril la fermentation du fruit qui remplira la cuve à bouillir pour en faire de la gnole. A ses côtés y'a Jacquot de dos. Jacquot chez lui, dans sa ferme, il a une pièce genre Louis XIII (pas le mobilier, juste les murs et le gras de la cheminée) ou y'a plein de bracelets de gibier suspendus, de pattes et d'oreilles de sanglier séchées, de grosses gamelles pour faire les confits et des crochets pour dépecer le goret, ça fait penser au musée de la torture de Caracassonne. Chez lui il sert le pineau maison dans des verres à grenadine avec une bouteille de Banga de deux litres. T'as à peine le temps de dire "merci pas trop" que le gros goulot t'a déjà rempli ta timbale. Et à côté avec le bonnet qui ressemble à un gros préservatif, c'est le cantonnier du bled à côté. Il devrait être au boulôt à cette heure là, mais en fait il y est, pour donner un coup de main. Ils sont vachement serviables les cantonniers de la Double, toujours prêts à donner un coup de main. Je me souviens un jour où on faisait du bois avec le voisin, on a vu les cantonniers trois fois dans la journée. Une première fois quand on prenait le casse croute avec un verre de vin du coin, la deuxième fois à l'heure de la pause pour boire un coup, et la troisième fois à la débauche chez Jacquot pour qu'il nous fasse goûter son pineau. Ces cantonniers toujours prêts à donner le coup de main, besoin d'un tire-bouchon ? d'un couteau pour tartiner ? d'un avis sur la qualité du vin ? no problémo, en plus ils ont du sang indien, ils te flairent la pause casse croute à des lieux à la ronde. C'est ça la vie à la campagne.

Donc Adam il est à droite, voilà.

par charli publié dans : charlicom
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Mercredi 6 décembre 2006

Une petite image pour égayer le blog, la pochette du deuxième album des Chien d'Ivrogne, le "Live Pirate", le concert pirate officiel :

par charli publié dans : charlicom
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Mercredi 6 décembre 2006

"A l'origine était la verge" aurait pu déclaré le bon vieux créateur qui s'est quand même bien fendu la pêche pour nous pourrir l'existence, ou "Au commencement était le sexe" pour paraphraser Louis Calaferte dans son fumeux Septentrion.

Pourquoi cette assertion poisseuse, cette mise en évidence qui fait tellement râler les filles de bonne vertu ? Hé bien pour approfondir les motivations musicales profondes de cette meute assoiffée de stupre qu'est Chien d'Ivrogne, il faut aller se pencher quelque peu sous la ceinture.

En effet nos cabots gouaillards auraient également pu se dénommer Braguette Blues Band, ze "BBB", comme la règle des trois B (Bibine, Baise, Bétard). Mais comme vous venez de le constater ça ne marche pas. Ainsi c'est imposé à eux cette évidence, conmment concilier autant de bétises, d'obsessions pulsionnelles, d'affameries convulsives et d'amour de rock'n'roll en un seul nom ?  L'appellation Chien d'Ivrogne s'est alors imposée à nous comme une vision percue par le ramasseur de savonnettes dans les vestiaires du Stade Français. Ainsi était né le concept Chien d'Ivrogne ! Allez l'ouilla !

Pour en revenir à notre déclaration d'ouverture, fondement essentiel dans la philosophie Chien d'Ivrogne, n'oublions pas d'apporter quelques précisions quant à la teneur des textes de nos artistes et aux origines auxquelles ils font références. Le rock'n'roll, musique du diable par excellence (Hououou !!), s'est toujours fendu (en bas) d'ouvertures (toujours en bas) allusives envers le sexe (on y est). Si l'on remonte avant le néolithique jusqu'à Lascaux, ou ils gravaient leurs CD directement sur la platine de la paroie, nous avons déjà la trace de ces chants à connotations grivoises, seules les partitions malheureusement  nous sont restées. Puis également dans le cours de l'histoire nous avons la trace de chants et contines mignonnes, comme cette charmante contrepèterie du XVIIème siècle avec "Il il court le furêt". Y voyons nous dans ces allusions coquines une faveur élitiste des amateurs de la belle vie ? un privilège  d'une classe dominante tuant le temps en partouzeries et autres libidineuses libations ? N'oublions pas qu'au temps de Lascaux seuls quelques énarques avaient le droit de s'introduire dans l'antre de la grotte.

En remontant plus près de nous (chaud !!), fin XIXème dans la misère des exploitations de coton où les pauvres gens de couleur suaient sang et eau au labeur, où leur seule issue pour s'évader de cette condition misérable était le chant et la musique et la baise, car n'oublions pas qu'ils n'avaient pas le temps de flirter, d'aller compter fleurette près du tas de foin pendant que les autres bossaient comme des brutes, que dalle, au taf, au turbin ! les préliminaires dans le cul !

Ainsi ils développèrent l'art du préliminaire à distance, pendant que maman était au fourneau ou finissait sa vaisselle, papa freudonnait des petits airs pour émoustiller maman mais sans que les mômes s'en doutent. ainsi était né le Blues.

(à suivre)

par charli publié dans : charlicom
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Lundi 4 décembre 2006

Et voici le logo, l'accroche, la signature de Chien d'Ivrogne, pochette de notre premier album et illustration réalisée par mes soins, en 1996 date de la naissance de Chien d'Ivrogne. La couleur du fond est un peu à gerber mais c'est voulu, c'est la couleur Bordeaux qui nous intéressait...

Les Têtes Raides un temps avaient utilisé un dessin du même genre, le chien qui aime sa bouteille, genre en 2003 ou 2004, mais bon eux ils font de la vraie musique, ça fait pas trop sérieux de s'accoler un dessin dans ce genre, y'a des fans qui pourraient dire "Wah les Têt's, on vous croyait pas comme ça, ça fait sale, et patati patata...". Depuis ils ont du adopter un autre visuel, qui doit mieux leur correspondre. Nous on n'a ni directeur artistique, ni manager, ni maison de disque, ni distributeur pour nous conseiller quoi que ce soit. On avait juste un producteur, le bouilleur de cru du coin. Il faisait de la gnole extra et nous encourageait pendant les répêts en nous apportant du pastis. Qu'est ce qu'on s'est foutu dans le cornet à l'époque !!

 

par charli publié dans : charlicom
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