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Lundi 7 avril 2008
Allez en v'la de la planche :



























Planche d'ouverture du recueil, réalisée au début dans le tome 1, c'est la planche qui présente le personnage, l'homme sauvage, brut, émotif, le pur quoi...
Je me suis inspiré en fait d'une soirée chez moi un soir en 1988 à Angoulême, c'est un pote qui était à fleur de peau à cette époque.
Il a hurlé en bas de chez moi, j'ai pensé qu'à l'intérieur au chaud ce serait plus calme.
En fait il a continué à hurler et à renverser des trucs genre table, pack de bière (sans en casser une, incroyable...)
Ce soir là j'avais un couple d'amis très baba cool en transit sur la route des vendanges, ils allaient se coucher.
Le pote leur a crié dessus et a sorti sa bite, ils étaient tétanisés.
Moi je disais rien, ou si peu, je voulais pas m'en prendre une...
Et puis y'a les voisins du dessus, deux potes des Beaux Arts qui sont descendus, un corse et un assez costaud.
En fait y'a pas eu baston, mon pote hypersensible est parti, je l'ai entendu gueuler un peu dans la rue, et puis on s'est couché.
La vie quoi...
Par charli
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Jeudi 27 mars 2008
je vous avais dit que j'allais vous mettre de la BD sur ce fuckin' blog, il aura fallu quand même un paquet de temps avant d'en avoir mais bon aujourd'hui c'est corrigé.
Alors nous avons droit à quoi ?
Et bien voilà :


























Vous avez certainement remarqué le clin d'oeil à la buveuse d'absinthe de Claude Monet, avec la gueule à Iggy c'est pas mal je trouve (dis-je tout en me flattant d'une main leste ma bourse pleine et bien charnue).

Je vous laisse apprécier la 4ème de couverture :


























Cette dédicace est authentique, elle m'a été adressée par Iggy Pop himself par le biais du membre du jury de l'émission de la Nouvelle Star sur M6,  Philippe Manoeuvre (qui, il faut le rappeler, est aussi rédac'chef de Rock'n'Folk depuis l'époque où même Raphaël n'était encore qu'un gargouilli poisseux dans la couille gauche de son père).

La dédicace a été faite lors d'un interview en 1997 je crois pour une émission de Manoeuvre sur Canal Jimmy, "Top Babs". Iggy était tellement défoncé qu'on lui aurait offert une spatule à crèpe en disant que ça sert aussi de chausse bite, il aurait été aussi ravi. Mais bon j'ai eu ma dédicace, et je l'ai imprimé sur ma compile.

Cette compilation a été éditée par mes soins en janvier 2005 (aucune maison d'édition ne voulait de mes planches, qu'ils aillent tous se faire enculer jusqu'à l'os du sternum).

J'en ai fait éditer 500 exemplaires, il m'en reste une dizaine que je garde, ce qui fait que pour trouver cette BD il vous faudra vous démerder (ou alors m'envoyer un chèque de 1500 euros et en prime je vous peins Iggy en joconde sur le mur de votre salon).

La prochaine fois je vous envoie des planches. 
Par charli - Publié dans : charlicom
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Lundi 11 février 2008
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AAAH çà y est ! 
voila donc une belle image !
Issue du concert pour la Journée de l'ecologie en Charente à Nanclars en 2003 je crois (se référer a un ancien article)
Là c'est un fan qui est monté sur scène pour faire les choeurs

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Là c'est quand il a commencé à se lâcher,
il a fini totalement à poil, quelle rigolade !
la moitié du public s'est barré, du vert et écolo propre sur eux avec des pulls en laine bio,
nous on a super bien rigolé
Par charli - Publié dans : charlicom
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Lundi 11 février 2008
c'est vrai que je suis pas tres assidu, mais bon vie de famille, le boulot, le travailler plus pour raquer plus, le bordel quoi...
ce jeudi de la St Valentin on joue au Kennedy à Angoulême, ça va être hyper cool
et samedi 16 fevrier à la Licorne à Lusignac en Dordogne, là ça va être hyper aware !

bon je voulais vous mettre des images  mais ca marche pas, fait chier...
Par charli - Publié dans : charlicom
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Dimanche 11 novembre 2007
Chaque concert des Chien d'Ivrogne est toujours un moment ineffable, petri de sentiments louables et chargé de poésie. Last week, vendredi dernier, l'evenement etait donc ainsi au rendez-vous. Play list classique, les gros tubes, quelques reprises pastiches de choix (Telephone et Mike Brand), on a zappé les Boney M. On a également zappé les deux derniers morceaux, pas suffisamment mis en place, une balade "Pompe moi le pompon" et un bon rock groovy "Envahissant" (le refrain c'est : "Mon amour est envahissant / il devient tout dur trop vite..."), un bon gros morceau prochainement d'anthologie... Et comme à chaque concert des Chien, il y a toujours un fait impromptu, un pétage de plomb, une anecdote... ce coup-ci on le doit à Mr Cooper, anglais fort sympathique fraîchement installé en Charente, et grand amateur de rosé charentais (avec sa femme ils ont dû en siffler plus de 4 litres à eux-deux). Le quidam à la pause m'a soumi la suggestion de pouvoir à l'occasion partager la scène à l'harmonica, amateur à ces heures perdues ou indues. Sur ce j'en transmets la demande à notre sociétaire, Michel "The God" Herblin (www.herblin.com), qui bonne et grande âme en accepte et encourage la demande. Ainsi à la fn du deuxième set voilà donc notre Cooper (de joints ?..) s'armant de son ruine-babines s'enhardir à nos côtés et me lançant la suggestion d'une fumeuse reprise "Knockin'on heavens door" du bien-nommé Dylan l'ancien. Ca tombait plutôt bien, c'est le seul morceau de Dylan l'ancien que je connaisse au niveau des paroles (à écouter en VO sur le bel album "Pat Garret & Billy the Kid", pour les fans de Western à l'ancienne genre "Johnny Guitar" ou "D'ou viens tu Johnny ?"). Trois accords, un quatrième en balance (sol-ré-lam / sol-ré-do) en boucle, avec pour les puristes des "ouhouhouh..." pour les choeurs, et pour les bourrins des "Yeahyeahyeah..." en refrain (version pourrie des Gun'n'roses"). Le morceau démarre, chaloupé, le Cooper se lance aussitôt, enflammé, habité, comme hanté des grandes heures du Dylan L'ancien de l'époque du Albert Hall de 1966 (première prestation électrique) ou du Hard Rain (l'album live considéré comme le plus punk par les fans). Et vlann, vrrooom, revlann !! le Cooper s'embrase, se tord comme un sac plastique jeté au feu, plié en deux, crispé sur son harmo, crachant des notes stridentes et abrasives, gonflant les basses en modulations pleines et grasses, creusant le fond mélodique du morceau comme un bagnard le fond de son cachot à la recherche d'un improbable tunnel. Le public est aux abois, soumi, captivé par cet ensemble hétéroclite massacrant un des plus beaux morceaux de l'héritage folk rock, il faut souligner ici que j'ai un accent anglais des plus lamentables, du niveau à Sarkozy. Michel "The God" invite le Cooper à s'asseoir pour continuer le récital, reprenant à son compte la ligne mélodique, un peu de respiration et d'espace pour une reprise qui se précise de plus en plus punk. N'obéissant qu'à son instinct autodestructeur le novice s'élance à nouveau, empoignant son harmo rageusement, étraignant sa douleur existentielle à des plaintes chromatiques sauvages. Le Cooper se tord à nouveau, pantin désarticulé, bourré comme un coin dans une quadrature improbable de cercle, il s'approche de moi, je recule un chouïa de peur qu'il ne s'écroule sur moi, peur pour ma Gibson Lespaul standard 1983 qui a déjà chuté deux fois (les bouts de manche des Gibson sont très fragiles). Le cooper s'embrase, se penche soudain en deux, murmure d'effroi dans l'assistance, se pencher bourré est très très dangereux, l'alcool se ruant d'un coup à la tête... La scène prend une seconde, à peine, pourtant paraît interminable. Le Cooper soudain bascule en avant, je vois mon verre de bière au pied de la scène (une marche d'une vingtaine de centimètres), il chute dessus le recouvrant totalement, je l'entends se briser sous lui, la tête en avant, continuant à jouer, l'harmonica et micro rivés aux lèvres, il s'étale d'un coup sans moyen d'amortir sa chute, tête en avant, du haut de ses 1m80. La musique s'arrête, on se précipite, on pense au verre de bière (rempli au quart de rosé charentais). Le Cooper est sonné, hagard, bris de verre, pas de sang, étrange. Si, le sang surgit, d'un coup, ruisselle, comme contenu, venu de loin, de cette entaille à l'arrête de son nez sévèrement tordu, cassé, écrasé. Le sang coule, il se frotte, étale le sang sur son visage, sa femme en pleurs. On a peur qu'il se soit enfoncé un morceau de verre dans le nez, appel de pompiers et vidage de bar... Bon, ça s'est bien terminé quand même, le Cooper s'en est tiré avec une belle fracture du nez et est toujours vivant. Grand seigneur il a remboursé le modulateur de volume de Michel qu'il a brisé dans sa chute, et je profite de ce post pour le remercier d'avoir conclu avec belle élégance ce concert et de nous avoir permi de plier le matos plus rapidement que d'ahabitude. Aaaah Rock'n'Roll quand tu nous tiens...
Par charli - Publié dans : charlicom
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