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Dimanche 11 novembre 2007
Chaque concert des Chien d'Ivrogne est toujours un moment ineffable, petri de sentiments louables et chargé de poésie. Last week, vendredi dernier, l'evenement etait donc ainsi au rendez-vous. Play list classique, les gros tubes, quelques reprises pastiches de choix (Telephone et Mike Brand), on a zappé les Boney M. On a également zappé les deux derniers morceaux, pas suffisamment mis en place, une balade "Pompe moi le pompon" et un bon rock groovy "Envahissant" (le refrain c'est : "Mon amour est envahissant / il devient tout dur trop vite..."), un bon gros morceau prochainement d'anthologie... Et comme à chaque concert des Chien, il y a toujours un fait impromptu, un pétage de plomb, une anecdote... ce coup-ci on le doit à Mr Cooper, anglais fort sympathique fraîchement installé en Charente, et grand amateur de rosé charentais (avec sa femme ils ont dû en siffler plus de 4 litres à eux-deux). Le quidam à la pause m'a soumi la suggestion de pouvoir à l'occasion partager la scène à l'harmonica, amateur à ces heures perdues ou indues. Sur ce j'en transmets la demande à notre sociétaire, Michel "The God" Herblin (www.herblin.com), qui bonne et grande âme en accepte et encourage la demande. Ainsi à la fn du deuxième set voilà donc notre Cooper (de joints ?..) s'armant de son ruine-babines s'enhardir à nos côtés et me lançant la suggestion d'une fumeuse reprise "Knockin'on heavens door" du bien-nommé Dylan l'ancien. Ca tombait plutôt bien, c'est le seul morceau de Dylan l'ancien que je connaisse au niveau des paroles (à écouter en VO sur le bel album "Pat Garret & Billy the Kid", pour les fans de Western à l'ancienne genre "Johnny Guitar" ou "D'ou viens tu Johnny ?"). Trois accords, un quatrième en balance (sol-ré-lam / sol-ré-do) en boucle, avec pour les puristes des "ouhouhouh..." pour les choeurs, et pour les bourrins des "Yeahyeahyeah..." en refrain (version pourrie des Gun'n'roses"). Le morceau démarre, chaloupé, le Cooper se lance aussitôt, enflammé, habité, comme hanté des grandes heures du Dylan L'ancien de l'époque du Albert Hall de 1966 (première prestation électrique) ou du Hard Rain (l'album live considéré comme le plus punk par les fans). Et vlann, vrrooom, revlann !! le Cooper s'embrase, se tord comme un sac plastique jeté au feu, plié en deux, crispé sur son harmo, crachant des notes stridentes et abrasives, gonflant les basses en modulations pleines et grasses, creusant le fond mélodique du morceau comme un bagnard le fond de son cachot à la recherche d'un improbable tunnel. Le public est aux abois, soumi, captivé par cet ensemble hétéroclite massacrant un des plus beaux morceaux de l'héritage folk rock, il faut souligner ici que j'ai un accent anglais des plus lamentables, du niveau à Sarkozy. Michel "The God" invite le Cooper à s'asseoir pour continuer le récital, reprenant à son compte la ligne mélodique, un peu de respiration et d'espace pour une reprise qui se précise de plus en plus punk. N'obéissant qu'à son instinct autodestructeur le novice s'élance à nouveau, empoignant son harmo rageusement, étraignant sa douleur existentielle à des plaintes chromatiques sauvages. Le Cooper se tord à nouveau, pantin désarticulé, bourré comme un coin dans une quadrature improbable de cercle, il s'approche de moi, je recule un chouïa de peur qu'il ne s'écroule sur moi, peur pour ma Gibson Lespaul standard 1983 qui a déjà chuté deux fois (les bouts de manche des Gibson sont très fragiles). Le cooper s'embrase, se penche soudain en deux, murmure d'effroi dans l'assistance, se pencher bourré est très très dangereux, l'alcool se ruant d'un coup à la tête... La scène prend une seconde, à peine, pourtant paraît interminable. Le Cooper soudain bascule en avant, je vois mon verre de bière au pied de la scène (une marche d'une vingtaine de centimètres), il chute dessus le recouvrant totalement, je l'entends se briser sous lui, la tête en avant, continuant à jouer, l'harmonica et micro rivés aux lèvres, il s'étale d'un coup sans moyen d'amortir sa chute, tête en avant, du haut de ses 1m80. La musique s'arrête, on se précipite, on pense au verre de bière (rempli au quart de rosé charentais). Le Cooper est sonné, hagard, bris de verre, pas de sang, étrange. Si, le sang surgit, d'un coup, ruisselle, comme contenu, venu de loin, de cette entaille à l'arrête de son nez sévèrement tordu, cassé, écrasé. Le sang coule, il se frotte, étale le sang sur son visage, sa femme en pleurs. On a peur qu'il se soit enfoncé un morceau de verre dans le nez, appel de pompiers et vidage de bar... Bon, ça s'est bien terminé quand même, le Cooper s'en est tiré avec une belle fracture du nez et est toujours vivant. Grand seigneur il a remboursé le modulateur de volume de Michel qu'il a brisé dans sa chute, et je profite de ce post pour le remercier d'avoir conclu avec belle élégance ce concert et de nous avoir permi de plier le matos plus rapidement que d'ahabitude. Aaaah Rock'n'Roll quand tu nous tiens...
par charli publié dans : charlicom
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Jeudi 25 octobre 2007
Ca y est bande d'internautistes, je peux a nouveau me connecter sur mon blog. AH AH AH !! (rire sardonique) La solution a ce miracle ? et bien tout simplement en passant par le moteur de recherche "Opera" au lieu de cette fuckin'bouserie d'internet explorer. Loué soit la différence. Bon des nouvelles des Chien d'Ivrogne : on a arrosé toute la coupe du monde de rugby, concerts d'après matchs. Vu qu'on a un répertoire assez "les coucouilles à Bézu" c'est sur que ça interpelle au niveau du cerveau reptilien, donc on hérite d'un assez bon succès d'estime de la part du public rugbalistique. Là on se rend réellement compte de la théorie philosophico-capitaliste du temps de cerveau disponible. Préparé pendant une heure et demi à grands renforts de bourre pifs televisuels et de ruades barbares endiablées, le tout arrosé par moult bières, le quidam a l'esprit plus qu'ouvert pour beugler en choeur des refrains intemporels comme "S'coue-moi le bout hou hou !" ou bien "Je vais te faire la fesse". Bon on s'est bien éclaté même si le XV français s'est viandé la gueule. Faudra maintenant que je retrouve le moyen de mettre des photos (quel con que je suis...)
par charli publié dans : charlicom
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Vendredi 14 septembre 2007

comme je vous le disait precedemment, j'ai une poisse monumentale pour tout ce qui concerne l'informatique et internet en particulier.

Maintenant je ne peux meme plus me connecter a mon blog pour ecrire, le site m'affichant que mon navigateur ne reconnait plus les cookies et patati patata...

Mais MERDE ! Que viennent foutre ici des cookies ? Je sais que j'aime bien les gateaux, les "Hello" de LU pour ne pas les nommer, mais bon c'est pas une raison pour que l'ordi me condamne mon péché mignon !!

D'ailleurs concernant les cookies, n'achetez pas les marques génériques genre Leclerc, Inter, Systeme U, etc... pas assez de chocolat, biscuit friable, nougatine inexistante, ça vaut rien. Par contre n'hesitez pas sur les cookies artisanaux, là c'est de la bombe, du bonheur en rondelles, le craquant et fondant unis dans une même saveur, mieux que le gant de nouilles a Gantanamo, que la Rolex sur le bureau présidentiel, que le paquet de farine dans la loge O. Winter à Popstars, qu'une introduction vaginale par extension du pied, le cookie artisanal c'est la jouissance absolue.

Mais ceci dit ça ne me résout pas mon probleme d'ordi, va encore falloir que le technicien qui m'a réinstallé mon système prenne pour tous les malheurs du monde.

En attendant je vous invite à aller sur le Myspace d'Aussie Gold, potes australiens qui font du super rock'n'roll. 

par charli publié dans : charlicom
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Jeudi 30 août 2007

hé oui, comme dirait les Chien d'Ivrogne "Né dans une poubelle / j'ai la poisse qui m'colle aux doigts / et sous une échelle, y'a t'jours quelque chose qui tombe sur moi" (inspiration Albert King "Born under a bad sign").

Car effectivement, dès que je touche l'ordi genre pour nettoyer des fichiers, faire du ménage, jouer à l'apprenti sorcier informatique, je fous un bordel monstre, grâve, du genre reformatage de disque, perte de données, etc... Ce coup-ci j'ai voulu éradiquer de probables virus qui m'empêchaient de me connecter à Internet, résultat perte d'ID, conflit avec mon antivirus, résultat je suis obligé de réinstaller tout mon système.

De là j'écris d'un poste en ville en cybercafé, au même moment j'entends le gouvernement qui veux instaurer un impot plancher alors que tous les prix sont en hausse, et essentiellement ceux curieusement pour la bouffe de pauvres, pain, pâtes, poulet, yahourt,... ben oui les esturgeons comme par hasard ne sont pas nourris aux céréales donc y'a pas de répercussion sur le prix du caviar, ni pour les canards d'ailleurs pour le prix du magret et des confits (heureusement, j'habite en Dordogne...).

Bon, rendez-vous pour concert des Chien d'Ivrogne le 7 septembre à Gout Rossignol (24) et le 20 et 21 à la Calèche près de Brive, et aussi le 29 au Kennedy à Angoulème.

En attendant je ne touche plus à rien, même pas à ma bite de peur de me faire un décollement du méat, et dès que j'ai à nouveau Internet je fous un peu de dessins sur mon putain de blog.

Autre nouvelle, creation de : myspace.com/chiendivrogne

y'a pas encore de musique, je sais pas comment on fait, mais y'a des liens de poteaux comme celui d'Aussiegold, le groupe australien de notre ancien batteur, qui fait des super trucs.  

par charli publié dans : charlicom
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Dimanche 5 août 2007

ah ça ! pas très assidu le gaillard !

Bon, avis à tous les amateurs de mots crus et autres déshabillages de la langue en gamme chromatique, le CHIEN D'IVROGNE est en concert à Palluaud le vendredi 10 aout (sud Charente). On déplorera pour cette cession l'absence de Troub's le bienheureux à la basse, mais remplacé au pied levé par l'atomique Nicolas Mirande, bassiste exceptionnel qui rajoutera une bonne couche d'alibi musical aux ignominies verbales délivrées par nos fieffés sagoins.

Concernant nos dernières prestations, notamment une belle tournée en Vendée, le "Camping Rock'n'Roll Show", ou l'on a rencontré un vif succès (pour preuve on a vendu suffisamment de CD's pour changer la trompette d'aigus d'une baffle de la sono).

A cet actif une solide prestation au camping de St Hilaire de Riez, "L'Etang de Besse", ou la moule-frite de circonstance révélait une légère inclination a rester crue et mal triée (mauvais ça la moule mal nettoyée).

 Résultat dès la fin de matinée du lendemain ça commençait à me travailler ferme dans les tréfonds de ma tripe, genre station d'épuration du Cap d'Agde. A tel point que commença à poindre dès le début d'après midi une sensible propension à laisser filtrer par intermittence une fuite nauséabonde de gaz hautement toxique, genre pet de fiotte après avoir été élu reine des backrooms.

Evidemment je gardai ce fait pour moi et m'avisai bien à propos de ne point le signaler à mes collègues. Nous avions le soir même une autre prestation à honorer près du Puy du Fou. Le soir venu après une savoureuse andouillette frites (la tripe appelle la tripe), en pleine représentation l'ami Michel, notre glorieux harmoniciste (herblin.com), nous octroie un large pet entre deux morceaux, affichant de plus un brillant sourire de satisfaction, il est vrai que je n'étais appaemment pas seul à détenir le pouvoir d'embaumer l'atmosphère.

Cet attentat sordide et traître, au lieu de nous pourir véritablement le set, allait au contraire favoriser la réalisation d'un dessein encore plus sombre et vicieux. déjà l'après midi sur la route, j'avais mesuré l'étendue putréfactive de mes flatulences en enrobant d'un léger vent l'habitacle de mon véhicule, un léger soulagement, très léger, une brise, un sifflement. Michel à mes côtés n'en pouvait plus, pris soudain à la gorge, saisi d'un irrépressible besoin de respirer sain, il failli le pauvre sauter en route afin de fuir ce qui s'avérait être une véritable malédiction du ventre.

Ainsi le soir même à ses côtés j'avais là encore l'occasion de me payer ses naseaux. Vil et sournois comme un Sarko en quête de voix, je lâchai soudain après une bonne retenue une bombe anuséenne tout en délivrant quelques textes poétiques, l'air de rien. Le résultat ne se fit pas attendre. Tel une épaisse brume envahissant la lande, mon méthane longtemps retenu se mit à s'étendre mortel sur la scène, noyant les instruments, nous prenant à la gorge, nous ne pûmes continuer.

J'interrompis mon chant, nous cessâmes de jouer, pris de spasmes hilares devant autant de pourriture, un pet infâme, immonde, sorti droit du cul de l'enfer, à ne même pas espérer à son pire ennemi, un gaz à faire cesser illico tout combat de tranchées, une armistice, une révolution, une fin du monde, un big bang.

Evidemment j'en donnai aussitôt la paternité à mon ami Michel, ce qui redoubla mon irrépressible fou rire soufflé qu'il était de tant de traîtrise et de pestilence. Voici donc en substance un exemple des jeux de scènes de CHIEN D'IVROGNE.

par charli publié dans : charlicom
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