A L'ORIGINE

Publié le par charli

"A l'origine était la verge" aurait pu déclaré le bon vieux créateur qui s'est quand même bien fendu la pêche pour nous pourrir l'existence, ou "Au commencement était le sexe" pour paraphraser Louis Calaferte dans son fumeux Septentrion.

Pourquoi cette assertion poisseuse, cette mise en évidence qui fait tellement râler les filles de bonne vertu ? Hé bien pour approfondir les motivations musicales profondes de cette meute assoiffée de stupre qu'est Chien d'Ivrogne, il faut aller se pencher quelque peu sous la ceinture.

En effet nos cabots gouaillards auraient également pu se dénommer Braguette Blues Band, ze "BBB", comme la règle des trois B (Bibine, Baise, Bétard). Mais comme vous venez de le constater ça ne marche pas. Ainsi c'est imposé à eux cette évidence, conmment concilier autant de bétises, d'obsessions pulsionnelles, d'affameries convulsives et d'amour de rock'n'roll en un seul nom ?  L'appellation Chien d'Ivrogne s'est alors imposée à nous comme une vision percue par le ramasseur de savonnettes dans les vestiaires du Stade Français. Ainsi était né le concept Chien d'Ivrogne ! Allez l'ouilla !

Pour en revenir à notre déclaration d'ouverture, fondement essentiel dans la philosophie Chien d'Ivrogne, n'oublions pas d'apporter quelques précisions quant à la teneur des textes de nos artistes et aux origines auxquelles ils font références. Le rock'n'roll, musique du diable par excellence (Hououou !!), s'est toujours fendu (en bas) d'ouvertures (toujours en bas) allusives envers le sexe (on y est). Si l'on remonte avant le néolithique jusqu'à Lascaux, ou ils gravaient leurs CD directement sur la platine de la paroie, nous avons déjà la trace de ces chants à connotations grivoises, seules les partitions malheureusement  nous sont restées. Puis également dans le cours de l'histoire nous avons la trace de chants et contines mignonnes, comme cette charmante contrepèterie du XVIIème siècle avec "Il il court le furêt". Y voyons nous dans ces allusions coquines une faveur élitiste des amateurs de la belle vie ? un privilège  d'une classe dominante tuant le temps en partouzeries et autres libidineuses libations ? N'oublions pas qu'au temps de Lascaux seuls quelques énarques avaient le droit de s'introduire dans l'antre de la grotte.

En remontant plus près de nous (chaud !!), fin XIXème dans la misère des exploitations de coton où les pauvres gens de couleur suaient sang et eau au labeur, où leur seule issue pour s'évader de cette condition misérable était le chant et la musique et la baise, car n'oublions pas qu'ils n'avaient pas le temps de flirter, d'aller compter fleurette près du tas de foin pendant que les autres bossaient comme des brutes, que dalle, au taf, au turbin ! les préliminaires dans le cul !

Ainsi ils développèrent l'art du préliminaire à distance, pendant que maman était au fourneau ou finissait sa vaisselle, papa freudonnait des petits airs pour émoustiller maman mais sans que les mômes s'en doutent. ainsi était né le Blues.

(à suivre)

Publié dans charlicom

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