toutoutou sur la zizique

Publié le par charli

ah ça ! pas très assidu le gaillard !

Bon, avis à tous les amateurs de mots crus et autres déshabillages de la langue en gamme chromatique, le CHIEN D'IVROGNE est en concert à Palluaud le vendredi 10 aout (sud Charente). On déplorera pour cette cession l'absence de Troub's le bienheureux à la basse, mais remplacé au pied levé par l'atomique Nicolas Mirande, bassiste exceptionnel qui rajoutera une bonne couche d'alibi musical aux ignominies verbales délivrées par nos fieffés sagoins.

Concernant nos dernières prestations, notamment une belle tournée en Vendée, le "Camping Rock'n'Roll Show", ou l'on a rencontré un vif succès (pour preuve on a vendu suffisamment de CD's pour changer la trompette d'aigus d'une baffle de la sono).

A cet actif une solide prestation au camping de St Hilaire de Riez, "L'Etang de Besse", ou la moule-frite de circonstance révélait une légère inclination a rester crue et mal triée (mauvais ça la moule mal nettoyée).

 Résultat dès la fin de matinée du lendemain ça commençait à me travailler ferme dans les tréfonds de ma tripe, genre station d'épuration du Cap d'Agde. A tel point que commença à poindre dès le début d'après midi une sensible propension à laisser filtrer par intermittence une fuite nauséabonde de gaz hautement toxique, genre pet de fiotte après avoir été élu reine des backrooms.

Evidemment je gardai ce fait pour moi et m'avisai bien à propos de ne point le signaler à mes collègues. Nous avions le soir même une autre prestation à honorer près du Puy du Fou. Le soir venu après une savoureuse andouillette frites (la tripe appelle la tripe), en pleine représentation l'ami Michel, notre glorieux harmoniciste (herblin.com), nous octroie un large pet entre deux morceaux, affichant de plus un brillant sourire de satisfaction, il est vrai que je n'étais appaemment pas seul à détenir le pouvoir d'embaumer l'atmosphère.

Cet attentat sordide et traître, au lieu de nous pourir véritablement le set, allait au contraire favoriser la réalisation d'un dessein encore plus sombre et vicieux. déjà l'après midi sur la route, j'avais mesuré l'étendue putréfactive de mes flatulences en enrobant d'un léger vent l'habitacle de mon véhicule, un léger soulagement, très léger, une brise, un sifflement. Michel à mes côtés n'en pouvait plus, pris soudain à la gorge, saisi d'un irrépressible besoin de respirer sain, il failli le pauvre sauter en route afin de fuir ce qui s'avérait être une véritable malédiction du ventre.

Ainsi le soir même à ses côtés j'avais là encore l'occasion de me payer ses naseaux. Vil et sournois comme un Sarko en quête de voix, je lâchai soudain après une bonne retenue une bombe anuséenne tout en délivrant quelques textes poétiques, l'air de rien. Le résultat ne se fit pas attendre. Tel une épaisse brume envahissant la lande, mon méthane longtemps retenu se mit à s'étendre mortel sur la scène, noyant les instruments, nous prenant à la gorge, nous ne pûmes continuer.

J'interrompis mon chant, nous cessâmes de jouer, pris de spasmes hilares devant autant de pourriture, un pet infâme, immonde, sorti droit du cul de l'enfer, à ne même pas espérer à son pire ennemi, un gaz à faire cesser illico tout combat de tranchées, une armistice, une révolution, une fin du monde, un big bang.

Evidemment j'en donnai aussitôt la paternité à mon ami Michel, ce qui redoubla mon irrépressible fou rire soufflé qu'il était de tant de traîtrise et de pestilence. Voici donc en substance un exemple des jeux de scènes de CHIEN D'IVROGNE.

Publié dans charlicom

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